Sélection de la langue

Recherche

Guide alimentaire canadien
Lignes directrices canadiennes en matière d’alimentation

SECTION 1 Fondements de la saine alimentation

Les choix alimentaires faits sur une base régulière composent le modèle d’alimentation d’une personne. Les modèles d’alimentation peuvent avoir des effets à long terme plus ou moins désirables sur la santé. La présente section met l’emphase sur la consommation régulière d’aliments qui font partie de modèles d’alimentation associés à des effets bénéfiques sur la santé.

Le Tableau 2 présente la liste des conclusions convaincantes à l’appui de la Ligne directrice no 1.

LIGNE DIRECTRICE no 1

Les aliments de haute valeur nutritive sont les fondements de la saine alimentation.

  • II faudrait consommer régulièrement des légumes, des fruits, des grains entiers et des aliments protéinés. Parmi les aliments protéinés, ceux d’origine végétale devraient être consommés plus souvent.
    • Parmi les aliments protéinés, on compte les légumineuses, les noix, les graines, le tofu, les boissons de soya enrichies, le poisson, les crustacés, les œufs, la volaille, les viandes rouges maigres (y compris le gibier), le lait plus faible en matières grasses, les yogourts plus faibles en matières grasses, le kéfir plus faible en matières grasses, ainsi que les fromages plus faibles en matières grasses et sodium.
  • Les aliments qui contiennent surtout des lipides insaturés devraient remplacer les aliments qui contiennent surtout des lipides saturés.
  • L’eau devrait être la boisson de premier choix.

CONSIDÉRATIONS

Aliments de haute valeur nutritive dont il faut encourager la consommation

  • Les aliments de haute valeur nutritive à consommer régulièrement peuvent être frais, surgelés, en conserve ou séchés.

Préférences culturelles et traditions alimentaires

  • Les aliments de haute valeur nutritive peuvent refléter les préférences culturelles et les traditions alimentaires.
  • Manger en bonne compagnie peut agrémenter la saine alimentation tout en favorisant les connexions entre les générations et les cultures.
  • Les aliments traditionnels améliorent la qualité de l’alimentation chez les peuples autochtones.

Équilibre énergétique

  • Les besoins énergétiques varient en fonction des individus. Ils dépendent d’un certain nombre de facteurs dont le niveau d’activité physique.
  • Certains régimes à la mode peuvent être restrictifs et comporter des risques sur le plan nutritionnel.

Impact environnemental

  • Les choix alimentaires peuvent avoir un impact sur l’environnement.

Il faudrait consommer régulièrement des légumes, des fruits, des grains entiers et des aliments protéinés. Parmi les aliments protéinés, ceux d’origine végétale devraient être consommés plus souvent.

  • Parmi les aliments protéinés, on compte les légumineuses, les noix, les graines, le tofu, les boissons de soya enrichies, le poisson, les crustacés, les œufs, la volaille, les viandes rouges maigres (y compris le gibier), le lait plus faible en matières grasses, les yogourts plus faibles en matières grasses, le kéfir plus faible en matières grasses, ainsi que les fromages plus faibles en matières grasses et sodium.

Fondement

Santé Canada recommande la consommation régulière d’aliments de haute valeur nutritive, à savoir les légumes, les fruits, les grains entiers et les aliments protéinés. On retrouve fréquemment ces aliments dans les modèles d’alimentation associés à des effets bénéfiques sur la santé. Le Tableau 2 fournit plus d’explications sur les modèles dont les effets protecteurs ont été démontrés, à savoir une réduction du risque de maladies cardiovasculaires et de certains facteurs de risque de ces maladies, comme l’hypertension et une lipidémie élevée.1-6

Aliments de haute valeur nutritive

Les aliments de haute valeur nutritive, dont il faut encourager la consommation, ne devraient pas contribuer à une consommation excessive de sodium, de sucres libres ou de lipides saturés.

Les maladies cardiovasculaires représentent une préoccupation majeure en matière de santé publique au Canada. En 2017, presque 50 % des décès dus à des maladies cardiovasculaires ont été attribués à des risques liés à l’alimentation .7 Parmi ces risques, on compte une faible consommation de certains aliments de haute valeur nutritive, comme les légumes et les fruits. On observe constamment une faible consommation de légumes et de fruits au Canada.8

Bien que de nombreux aliments d’origine animale aient une valeur nutritive élevée, la Ligne directrice no 1 met davantage l’accent sur les aliments d’origine végétale. Une consommation régulière de ces aliments, à savoir les légumes, les fruits, les grains entiers et les protéines d’origine végétale, peut avoir des effets positifs sur la santé. Un modèle d’alimentation contenant plus d’aliments d’origine végétale entraîne généralement une consommation accrue de :

  • fibres alimentaires, qui est associée à un plus faible risque de maladies cardiovasculaires (et aussi à la réduction de facteurs de risque bien établis, comme le cholestérol LDL9), de cancer du côlon et de diabète de type 2;3, 10-13
  • légumes et fruits, qui est associée à un plus faible risque de maladies cardiovasculaires;14
  • noix, qui est associée à une réduction du cholestérol LDL;3
  • protéines de soya, qui est associée à une réduction du cholestérol LDL.3, 15

Une réorientation de l’alimentation vers des aliments d’origine végétale peut aussi entraîner une réduction de la consommation des types d’aliments suivants :

  • Viandes transformées (par exemple: hot dog, saucisses, jambon, corned beef, bœuf séché). Ces aliments ont été associés à un risque accru de cancer colorectal.16, 17
  • Aliments qui contiennent surtout des lipides saturés. Une diminution de la consommation de ces aliments et le remplacement de ceux-ci par des aliments qui contiennent surtout des lipides insaturés entraînent une réduction du cholestérol total et du cholestérol LDL.1, 2,18-22

Dans le cas des modèles d’alimentation qui contiennent des aliments d’origine animale, il faudrait mettre l’accent sur des aliments d’origine végétale et faire la promotion d’aliments d’origine animale qui ont une plus faible teneur en lipides saturés, comme les viandes rouges maigres (y compris le gibier), le lait plus faible en matières grasses, les yogourts plus faibles en matières grasses,  le kéfir plus faible en matières grasses et les fromages plus faibles en matières grasses et en sodium.

Il ne s’agit pas de réduire la teneur en lipides totaux de l’alimentation, mais plutôt de favoriser une réduction de l’apport de lipides saturés tout en encourageant la consommation d’aliments qui contiennent surtout des lipides insaturés.1,2,18-22

Les aliments qui contiennent surtout des lipides insaturés devraient remplacer les aliments qui contiennent surtout des lipides saturés.

Fondement

Santé Canada recommande de remplacer les aliments qui contiennent surtout des lipides saturés par les aliments qui contiennent surtout des lipides insaturés dans le but de favoriser la santé cardiovasculaire.

Les types de lipides consommés ont un impact plus important sur la santé, à long terme, que la quantité totale de lipides. Il existe des données probantes convaincantes à l’effet qu’une réduction de l’apport de lipides saturés, en remplaçant ceux-ci par des lipides insaturés (c’est-à-dire des lipides polyinsaturés ou monoinsaturés), entraîne une réduction du cholestérol total et du cholestérol LDL.1, 2,18-22 Un taux élevé de cholestérol LDL est un facteur de risque bien établi des maladies cardiovasculaires.9 Un adulte canadien sur 5 en 2012-2013 au Canada avait un taux de cholestérol LDL élevé.23

Le remplacement des lipides saturés par des lipides polyinsaturés peut aussi réduire le risque de maladies cardiovasculaires.1 Par ailleurs, une diminution de la consommation d’aliments contenant surtout des lipides saturés, en choisissant des aliments contenant surtout des lipides insaturés, est une caractéristique courante des modèles d’alimentation dont les effets bénéfiques sur la santé ont été démontrés.1-6

L’eau devrait être la boisson de premier choix.

Fondement

Santé Canada recommande de consommer de l’eau en tant que boisson de premier choix dans le but de favoriser la santé et l’hydratation sans augmenter l’apport énergétique (calories). L’eau est la composante principale du corps humain. Elle est essentielle à la vie ainsi qu’aux processus métaboliques et digestifs.24

Les peuples autochtones qui vivent dans des communautés nordiques éloignées ou isolées ont parfois un accès limité à de l’eau potable compte tenu de la faible disponibilité de celle-ci.

Des avis sur la qualité de l’eau sont émis en vue de protéger le public contre l’eau potentiellement non-potable. Ces avis s’appuient sur les résultats de tests d’évaluation de la qualité de l’eau. Ils sont plus souvent émis dans les petites communautés éloignées ou isolées.

On entend par apport d’eau adéquat, la quantité totale d’eau requise pour prévenir les effets de la déshydratation. Cet apport provient non seulement des boissons, mais aussi de certains aliments, comme les fruits, les légumes et les soupes. En plus de fournir de l’eau, certains aliments et boissons peuvent augmenter la teneur en sodium, sucres libres ou lipides saturés de l’alimentation. La Section 2 fournit des recommandations sur les aliments et boissons à teneur élevée en ces nutriments.

La plupart des personnes consomment suffisamment d’eau totale pour combler leurs besoins d’hydratation.24 Certains facteurs, comme le niveau d’activité physique et l’exposition à des températures élevées, peuvent toutefois accroître les besoins d’eau totale. Les jeunes enfants et les personnes âgées sont les groupes les plus à risque de déshydratation.

Considérations

Aliments de haute valeur nutritive dont il faut encourager la consommation

Les aliments de haute valeur nutritive à consommer régulièrement peuvent être frais, surgelés, en conserve ou séchés.

Les fruits secs

Les fruits secs sont collants. Ils adhèrent souvent aux dents. Les sucres contenus dans ce type d’aliments peuvent entraîner la carie dentaire. De tels aliments devraient être consommés uniquement au moment des repas.

Les légumes, les fruits, les grains entiers et les aliments protéinés sont des aliments de haute valeur nutritive dont il faut encourager la consommation. Les aliments surgelés, en conserve ou séchés (comme les légumineuses) sont des choix pratiques, surtout lorsque les aliments frais sont hors saison, coûtent cher, ne sont pas disponibles ou nécessitent trop de préparation. Il faudrait encourager la consommation d’aliments de haute valeur nutritive qui contiennent peu ou pas de sodium et de lipides saturés ajoutés et peu ou pas de sucres libres.

Préférences culturelles et traditions alimentaires

Les aliments de haute valeur nutritive peuvent refléter les préférences culturelles et les traditions alimentaires.

Une partie du plaisir de manger réside dans le choix d’aliments de haute valeur nutritive qui reflètent la culture et les traditions d’origine de chaque personne. La configuration culturelle du Canada est très diversifiée puisque plus de 250 origines ethniques différentes ont été identifiées lors du recensement canadien.25 La riche diversité culturelle du Canada se reflète dans une variété de traditions, cultures et modes de vie. Les Canadiens peuvent élargir leur répertoire d’aliments de haute valeur nutritive en examinant les recettes et les méthodes de préparation des aliments utilisées par des personnes de leur propre origine culturelle ou d’autres origines.

Manger en bonne compagnie peut agrémenter la saine alimentation tout en favorisant les connexions entre les générations et les cultures.

La saine alimentation c’est bien plus que le fait de consommer certains types et quantités d’aliments. Dans toutes les cultures, l’alimentation est partie intégrante des interactions sociales et des célébrations. Manger en bonne compagnie peut contribuer au renforcement d’habitudes alimentaires positives. C’est particulièrement vrai dans le cas des enfants puisque ceux-ci développent leurs comportements en observant ceux de leurs parents et aidants. Le fait de manger en famille peut aussi encourager les enfants et les adolescents à participer aux activités liées à la cuisson et préparation des repas.26, 27 La préparation et la consommation des repas en bonne compagnie offre l’occasion à des personnes de tout âge de découvrir des aliments appartenant à d’autres cultures alimentaires.

Les aliments traditionnels améliorent la qualité de l’alimentation chez les peuples autochtones.

Il a été démontré que la consommation d’aliments traditionnels, même en quantité limitée, améliore la qualité de l’alimentation chez les peuples autochtones.28-34 Ces aliments peuvent avoir été acquis par le trappage, la pêche, la chasse, la culture ou la récolte. Les aliments traditionnels, de même que les modes d’approvisionnement de ces aliments, sont intrinsèquement liés à la culture, à l’identité et au mode de vie peuples autochtones et donc à leur santé globale.28, 29, 35 Les types d’aliments traditionnels consommés varient d’une région à l’autre puisque les peuples autochtones consomment depuis toujours la nourriture disponible localement. Certains aliments traditionnels sont consommés dans de nombreuses régions, par exemple :28, 29, 30, 31, 32, 33, 36, 37

  • les petits et grands mammifères terrestres (orignal, cerf, wapiti, lièvre/lapin et caribou);
  • les mammifères marins (phoque et baleine);
  • le poisson (poissons des régions côtières, tels que le saumon, la morue et l’omble chevalier; poissons de lac, tels que la truite, le doré jaune, le corégone et le grand brochet);
  • les crustacés (dans les régions côtières);
  • les oiseaux (canards, oies et à plus faible échelle gélinottes);
  • les petits fruits (bleuets, fraises, framboises, amélanchiers de Saskatoon et de nombreux autres);
  • les légumes (maïs, courges, têtes de violon et champignons);
  • les haricots;
  • les noix (noisettes);
  • autres plantes sauvages (riz sauvage et thé du Labrador).

La recherche révèle que les aliments traditionnels peuvent généralement être consommés en toute sécurité. Des risques environnementaux devraient toutefois être pris en compte dans certaines régions.28-33 Le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord mène des activités de recherche et de surveillance visant à réduire ou éliminer, autant que possible, les contaminants présents dans les aliments obtenus par des moyens traditionnels. Ce programme fournit aussi de l’information permettant une prise de décision éclairée quant à la consommation d’aliments locaux. On peut se procurer des renseignements à jour sur les aliments récoltés localement, y compris des avis de consommation, auprès des gouvernements locaux, provinciaux ou territoriaux. L’Étude sur l’Alimentation, la Nutrition et l’Environnement chez les Premières Nations fournit des données additionnelles sur la consommation des aliments traditionnels et les contaminants.

Équilibre énergétique

Les besoins énergétiques varient en fonction des individus. Ils dépendent d’un certain nombre de facteurs dont le niveau d’activité physique.

Les besoins énergétiques dépendent d’un certain nombre de facteurs individuels, comme le patrimoine génétique, l’âge, le sexe, le poids, la taille, la composition corporelle et le niveau d’activité physique.38 Toute personne doit consommer une quantité suffisante d’aliments de haute valeur nutritive pour assurer sa santé nutritionnelle ainsi que sa croissance et son développement, s’il y a lieu. Elle doit en outre éviter les apports énergétiques excessifs en vue de maintenir un poids santé.

Activité physique

Pour avoir une santé optimale, les enfants et les jeunes devraient atteindre un niveau élevé d’activité physique, c’est-à-dire faire au moins 60 minutes d’activités modérées à intenses par jour. Ils devraient aussi limiter les comportements sédentaires et avoir suffisamment d’heures de sommeil.39 Les adultes et les aînés devraient faire au moins 150 minutes d’activité physique aérobie d’intensité modérée à élevée par semaine, par séances d’au moins 10 minutes, pour en retirer des bénéfices pour la santé.40,41 Les Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures fournissent des recommandations additionnelles sur l’activité physique.

D’un côté, une surconsommation d’aliments ou de boissons fournissant de l’énergie (calories) peut entraîner un apport énergétique excessif. Cela peut mener à un poids malsain à la longue. Le respect des lignes directrices en matière d’activité physique peut favoriser l’équilibre énergétique chez les adultes lorsqu’il est combiné à certaines autres approches, comme une réduction des portions.18 De l’autre côté, une restriction de la consommation d’aliments de haute valeur nutritive peut s’avérer préoccupante puisqu’un apport énergétique et nutritionnel insuffisant peut avoir des effets néfastes significatifs et persistants. La surveillance du statut pondéral par un professionnel de la santé est un moyen pouvant permettre de vérifier si le poids est malsain.

Certains régimes à la mode peuvent être restrictifs et comporter des risques sur le plan nutritionnel.

Les Canadiens sont confrontés à la promotion de régimes visant souvent un objectif commercial. Ces régimes promettent une perte de poids rapide ou le traitement d’une maladie chronique. On les appelle souvent « régimes à la mode ». Ils peuvent s’inspirer de plans alimentaires médicalement indiqués ou plutôt d’observations anecdotiques sans véritables fondements scientifiques. On s’y réfère souvent pour promouvoir la vente de produits diététiques, comme des mets vendus en portions individuelles ou des livres de recettes. Les régimes à la mode peuvent être restrictifs et comporter des risques sur le plan nutritionnel, particulièrement ceux qui éliminent de nombreux aliments de haute valeur nutritive sans prévoir de remplacement adéquat. Un apport nutritionnel insuffisant peut avoir des effets néfastes, significatifs et persistants. Une saine alimentation devrait fournir à la fois une quantité adéquate d’énergie pour favoriser le maintien d’un poids santé et une quantité adéquate de nutriments pour réduire le risque d’excès ou de carence. Elle devrait aussi considérer les préférences personnelles, un élément important du plaisir de manger sainement.

Impact environnemental

Les choix alimentaires peuvent avoir un impact sur l’environnement.

La mesure et l’évaluation de l’impact environnemental des choix alimentaires peuvent s’avérer complexes et difficiles. Toute production d’aliments nécessite de la terre, de l’eau et de l’énergie. L’impact environnemental d’un même aliment peut varier considérablement en fonction de certains facteurs, comme le lieu d’origine, l’emballage ainsi que les méthodes de production, de transformation et de transport.

Bien que les Lignes directrices canadiennes en matière d’alimentation visent avant tout un objectif de santé, l’amélioration des apports alimentaires actuels pourrait comporter des bénéfices environnementaux. Ainsi, il existe des données probantes à l’effet que les modèles d’alimentation contenant plus d’aliments d’origine végétale et moins d’aliments d’origine animale ont moins d’impacts négatifs sur l’environnement.1, 42, 43 Parmi les bénéfices potentiels, on compte une meilleure conservation du sol, de l’eau et de l’air.

Les méthodes de production, de transformation, de distribution et de consommation des aliments ainsi que les pertes et le gaspillage alimentaires, peuvent avoir des impacts environnementaux.1,44 Au Canada, les déchets alimentaires contribuent aux gaz à effets de serre provenant des dépotoirs.45 Une réduction des déchets alimentaires, par les ménages, les fabricants et transformateurs alimentaires, les fermiers et les détaillants en alimentation pourrait contribuer à une meilleure utilisation des ressources naturelles et à une réduction des émissions de gaz à effet de serre.44 Une meilleure sensibilisation à l’importance de réduire le gaspillage alimentaire est la première étape qui s’impose.46 Ce sujet est discuté plus en détail à la Section 3 .

La conservation des ressources naturelles et la réduction du gaspillage alimentaire peuvent contribuer à garantir un approvisionnement alimentaire fiable, abondant et durable au Canada.44

Tableau 2 : Conclusions convaincantes* à l’appui de la Ligne directrice no 1

Conclusions Sources de données probantes
Modèles d’alimentation

Association entre le régime DASH (Combattre l’hypertension par une alimentation saine) et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

 

 

Dietary Guidelines Advisory Committee 2015: Scientific report of the DGAC: advisory report to the Secretary of Health and Human Services and the Secretary of Agriculture

American College of Cardiology/American Heart Association 2013: Guideline on lifestyle management to reduce cardiovascular risk: a report of the ACC/AHA task force on practice guidelines

Association entre les régimes de type méditerranéen et la réduction du risque de maladies cardiovasculaires

Société canadienne de cardiologie 2016 : Lignes directrices 2016 de la Société canadienne de cardiologie sur la prise en charge de la dyslipidémie pour la prévention de la maladie cardiovasculaire chez l’adulte

Association entre les modèles d’alimentation caractérisés par une consommation plus élevée de légumes, de fruits, de grains entiers, de produits laitiers faibles en matières grasses et de fruits de mer; et, une plus faible consommation de viandes rouges et transformées, de grains raffinés et d’aliments et boissons contenant des sucres ajoutés et la réduction du risque de maladies cardiovasculaires

Dietary Guidelines Advisory Committee 2015: Scientific report of the DGAC: advisory report to the Secretary of Health and Human Services and the Secretary of Agriculture

Consommation plus élevée d’aliments d’origine végétale

Association entre une consommation plus élevée de légumes et de fruits et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Santé Canada 2016 : Résumé de l’évaluation par Santé Canada d’une allégation santé au sujet des légumes et des fruits et de la maladie du cœur

Association entre les régimes riches en noix et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Société canadienne de cardiologie 2016 : Lignes directrices 2016 de la Société canadienne de cardiologie sur la prise en charge de la dyslipidémie pour la prévention de la maladie cardiovasculaire chez l’adulte

Association entre les régimes riches en protéines de soya et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Société canadienne de cardiologie 2016 : Lignes directrices 2016 de la Société canadienne de cardiologie sur la prise en charge de la dyslipidémie pour la prévention de la maladie cardiovasculaire chez l’adulte

Santé Canada 2015 : Résumé de l’évaluation d’une allégation santé au sujet des protéines de soya et de la diminution du cholestérol

Association entre les régimes riches en fibres solubles visqueuses, comme l’avoine, et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Société canadienne de cardiologie 2016 : Lignes directrices 2016 de la Société canadienne de cardiologie sur la prise en charge de la dyslipidémie pour la prévention de la maladie cardiovasculaire chez l’adulte

Association entre une consommation accrue de fibres alimentaires totales et la réduction des risques de maladies cardiovasculaires, de cancer du côlon et de diabète de type 2

Scientific Advisory Committee on Nutrition 2015: Carbohydrates and health report

Association entre certains grains spécifiques (fibres bêta-glucane de l’avoine, produits à base d’orge) et les graines de lin et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Santé Canada 2014 : Résumé de l’évaluation par Santé Canada d’une allégation santé au sujet des graines de lin entières moulues et de la diminution du cholestérol sanguin

Santé Canada 2012 : Résumé de l’évaluation par Santé Canada d’une allégation santé au sujet des produits à base d’orge et de la diminution du cholestérol sanguin

Santé Canada 2010 : Résumé de l’évaluation par Santé Canada d’une allégation santé au sujet des produits d’avoine et de la diminution du taux de cholestérol sanguin

Scientific Advisory Committee on Nutrition 2015: Carbohydrates and health report

Remplacement des lipides saturés

Association entre le remplacement des lipides saturés par des lipides monoinsaturés et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Organisation mondiale de la Santé 2017 : Health effects of saturated and trans-fatty acid intake in children and adolescents: Systematic review and meta-analysis

Organisation mondiale de la Santé 2016 : Effects of saturated fatty acids on serum lipids and lipoproteins: a systematic review and regression analysis

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture 2014 : Graisses et acides gras dans la nutrition humaine – Rapport d’une consultation d’experts

Association entre le remplacement des lipides saturés par des lipides polyinsaturés et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Organisation mondiale de la Santé 2017 : Health effects of saturated and trans-fatty acid intake in children and adolescents: Systematic review and meta-analysis

Organisation mondiale de la Santé 2016 : Effects of saturated fatty acids on serum lipids and lipoproteins: a systematic review and regression analysis

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture 2014 : Graisses et acides gras dans la nutrition humaine – Rapport d’une consultation d’experts

Association entre le remplacement des lipides saturés par des lipides polyinsaturés et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Dietary Guidelines Advisory Committee 2015: Scientific report of the DGAC: advisory report to the Secretary of Health and Human Services and the Secretary of Agriculture

Association entre le remplacement des lipides saturés par des lipides insaturés (surtout polyinsaturés) et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Dietary Guidelines Advisory Committee 2015: Scientific report of the DGAC: advisory report to the Secretary of Health and Human Services and the Secretary of Agriculture

American College of Cardiology/American Heart Association 2013: Guideline on lifestyle management to reduce cardiovascular risk: a report of the ACC/AHA task force on practice guidelines

Association entre le remplacement des lipides saturés par des lipides insaturés (type non spécifié) et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires

Santé Canada 2012 : Résumé de l’évaluation par Santé Canada d’une allégation santé au sujet du remplacement des gras saturés par des gras monoinsaturés et polyinsaturés et la diminution du cholestérol sanguin

Association entre le remplacement des lipides saturés par des lipides monoinsaturés et la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires et du risque de diabète de type 2

Dietary Guidelines Advisory Committee 2010: Report of the DGAC on the Dietary Guidelines for Americans

Viandes transformées

Association entre une augmentation de la consommation de viandes transformées et un risque accru de cancer

Centre international de Recherche sur le Cancer 2018 : IARC Monographs on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans – Red Meat and Processed Meat

Association entre une augmentation de la consommation de viandes transformées (de 50 grammes/jour) et un risque accru de cancer colorectal

World Cancer Research Fund International/American Institute for Cancer Research 2018: CUP report: colorectal cancer

*On entend par conclusions convaincantes, les conclusions qui ont obtenu la cote « élevée » de la part de l’American College of Cardiology/American Heart Association, de la Société canadienne de cardiologie et de l’Organisation mondiale de la Santé ainsi que les conclusions classées dans la catégorie « forte » par le Dietary Guidelines Advisory Committee, celles classées dans la catégorie « suffisante » par Santé Canada, celles classées dans la catégorie « Groupe 1 : Cancérigène » par le Centre international de Recherche sur le Cancer, celles classées dans la catégorie « adéquate » par le Scientific Advisory Committee on Nutrition et celles classées dans la catégorie « convaincante » par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le World Cancer Research Fund/American Institute of Cancer Research.
Date de modification: